Les textes présents sur ce site web ne représentent qu'une petite partie d'une bibliothèque plus vaste composée de livres et de sons non encore écrits.
Autodidacte, j'aime apprendre par l'expérience et travaille avec lenteur. Je peux démonter aussi bien un instrument de musique qu'un livre et explorer leurs structures afin de les réassembler en objets recomposés qui se distinguent par l'induction et/ou la déduction.
(Et)artis-an sans art, sans habileté ni savoir-faire, je me considère comme un an-artis(te). Mon style, plus un jeu qu'une hypertrophie de la norme, flotte aux abords d'une expression ondulatoire qui inscrit, en filigrane, en plus de leurs tournures philosophiques, poétiques et intérieures apparentes, des motifs graphiques quasi invisibles reprenant, à ma manière, d'ancestrales techniques ésotériques pour dessiner l'écriture tout en l'écrivant afin de renvoyer la lumière vers elle-même.
Ce logo exprime que cet univers littéraire & graphique, présenté sur ces pages web, est la partie visible, détachée et finie d'un substrat infini à la manière du ruban de Mobius lequel se transforme en une oscillation.
À l'origine, ce logo n'a pas de sens ni de signification. Par sa nature oscillatoire, il peut prendre forme, sens et définition comme il ne peut en avoir. À l'heure actuelle, je ne lui ai pas encore donné de nom.
De l'art fractal
Un de mes passe-temps favoris. Une figure fractale est un objet mathématique qui présente une structure similaire à toutes les échelles (wikipedia). J'utilise un sous domaine des images fractales, les fractales flammes, créées par Scott Drave en 1992. Ces dernières présentent quelques différences avec leurs aînées, les fractales auto-similaires.
L'avantage des fractales flammes provient de leur système d'itération qui leur offre une importante gamme d'expressions graphiques, même si parfois, on peut ressentir certaines limites, mais les itérations étant infinies et subtiles…
Le code de ce type de fractales a été ouvert par l'auteur. Ce qui a permis l'existence de nombreux logiciels dont le classique Apophysis remplacé, aujourd'hui, par le puissant successeur Jwildfire (ces deux logiciels sont libres).
Travailler avec des fractales me permet de penser l'écriture autrement. L'écriture classique est une suite séquentielle. Pour commencer à percevoir une forme spatiale de l'écriture, le son est ce qu'il y a de plus proche. Mais il n'existe pas d'écriture spatiale non séquentielle en-dehors de ce nous appelons le dessin.
L'écriture fractale me permet de combler cette impossibilité technique entre une écriture séquentielle et une autre plus spatiale où d'autres règles vont entrer en jeu. Je peux à la fois générer un motif de manière séquentielle puis le développer dans l'espace, et, aussi l'imbriquer dans lui-même ou dans un autre motif. Avec l'écriture séquentielle, je ne peux pas le faire ou alors il faut utiliser l'astuce des concepts voire des ensembles pour améliorer le système de relations basiques induit par une écriture séquentielle. Toutefois, il n'existe que des représentations vaguement visuelles (la virtualité des objets définis selon la pataphysique) parce qu'il n'existe pas de présentations visuelles réelles (dans un monde continuellement émergent, la forme, l'objet ne sont que des illusions, des fabrications de l'esprit). Ce qui m'oblige de passer par des systèmes séquentiels spécifiques liés à l'écrit comme l'explication, la définition, le concept, etc.
Nous savons depuis longtemps que ce monde est illusion, et, pourtant, chaque jour de notre vie quotidienne, notre cerveau, notre constitution biologique nous persuade du contraire. Un paradoxe qui semble impossible à résoudre !
Ce site web est proposé, écrit, construit & réalisé par Jean-Marc Juin.